FACE A L’INTOLERANCE, LE TOURISME EST UNE NECESSITE

 

L’intolérance ethnique, religieuse et linguistique trouve sa source dans l’ignorance profonde des peuples, des ethnies, des religions que l’on rencontre sur son chemin, avec qui on est pourtant obligé de cheminer  ou de vivre. Ce refus ou rejet de l’autre qu’on ne connait pas est animé par l’instinct de protection et la peur de l’aliénation. La promotion  ou la pratique du tourisme  permet de lever toute les barrières et d’ouvrir les portes des cultures, langues et religions  aux voyageurs disposés eux-mêmes à s’ouvrir pour partager avec  l’inconnu  ce qu’ils portent d’identitaire et d’authentique.  Ainsi, en prenant la route, en voiture, avion, train ou bateau pour une destination loin de ses terres d’origine, on décrète la mort des sentiments discriminatoires extrémistes et xénophobes, qui ne sauraient faire bon ménage avec la passion de la découverte de l’outre terre, les émotions du partage et l’euphorie du mélange qui rendent le voyage inoubliable. Si même ces sentiments négatifs  et rétrogrades   arrivaient à persister au cours du voyage, ils ne résisteraient  guerre et fondraient dans la chaleur des destinations d’accueil ou les peuples jadis lointains, inconnus, incompris, parfois méprisés et discriminés  se livreront à cœur joie  aux visiteurs en s’abandonnant  dans une hospitalité sans réserve qui tairait à jamais l’indifférence et la différence. Il germerait alors au milieu d’un décor naturel nouveau et généreux,  sur les cendres  de ces sentiments tribalistes, xénophobes, discriminatoires et haineux, il naitrait disais je, l’amour, l’amitié, la fraternité, entre des êtres profondément différents. Il naitrait des liens plus forts et des opportunités  qui ouvriront les portes de la convivialité, la cohabitation et la collaboration permanente. Le touriste et son hôte se connaissent et se tolèrent, le temps d’un beau séjour, mais généralement le temps de toute une vie. Car le touriste séjournant dans les profondeurs du Sud en provenance du nord, découvre, accepte et s’approprie la culture de la nouvelle destination dont il devient le premier défenseur au retour de son voyage. Il en ramera, des objets d’art, les sonorités et les rythmes locaux, les proverbes et les mots en langue locale et surtout  des souvenirs et des amis inoubliables. Il y laissera les même choses et peut être bien plus qui lui donneront l’envie de revenir.  Ce lien entre le touriste et les destinations d’accueil  contribue à la consolidation de la paix entre les peuples et les cultures.  Ce qui a  fait dire l’ancien Secrétaire Général de l’OMT, Taleb Rifai, que «  le  tourisme rassemble les peuples, et ouvre nos esprits et nos cœurs ». fort d’un tel constat, aucun gouvernement, soucieux de l’intégration nationale et de la paix mondiale ne devrait se permettre de négliger le secteur du tourisme. La promotion du tourisme interne n’est pas une simple option, mais une nécessité pour sortir les hommes de leurs replis identitaires et les libérer de l’intolérance tribale par le voyage vers l’autre bout du territoire national.

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